Rechercher dans ce blog et pages liées

2017/12/10

Hit-parade des toubibs-2017



Vers un hit-parade des toubibs - 2017

Par Charles-Edouard!

Les conséquences d'une mauvaise gestion des trithérapies ? L'arrêt... et... la MORT. Le regretté Kévin Gagneul (†) nous a laissé son témoignage, qui s'étiole dans les limbes du Web. Je trouve celui-ci: il y nomme ses trithérapies: éclairage nouveau sur la question "aurait-il pu éviter la mort en étant mieux soigné?". Peut-on s'y prendre différemment et comment ? (voir aussi ici)
Kévin Gagneul militant vih association effets secondaires


Retrouvez-le en vidéo avec Google. Il fumait beaucoup, facteur aggravant: prenez-en de la graine!

Son décès contredit la litanie de l’air du temps: "les traitements ne sont pas toxiques et bien tolérés". Mon oeil! Ici, pas de médocs 'anciens': ils sont toujours en cours, très largement utilisés, et hormis des améliorations marginales, la seule vraie innovation, c'est DTG.

Ce témoignage reste d'actualité. Au regard des dates, on voit qu'il y avait déjà des alternatives connues (NVP, FOTO, ICCARRE...). Les plus chanceux (ou les plus aisés ?) avaient déjà accès à des méthodes alternatives, qui leur ont permis de rester dans le traitement.

Choisir un médecin expert


L'avantage d'ICCARRE c'est le mode Autonome, dont rien ne prouve (en suivant des règles simples mais impératives) son infériorité au mode médicalisé, surtout s'il est... mauvais!

Notre Guide Pratique a contribué à presser l'ANRS, d'une coupable lenteur. Et notre liste de médecins Allègeurs vous donne des portes d'entrée.

Après un banal 4/7, on peut anticiper sur la toxicité, inéluctable, en souhaitant aller au-delà, et, consulter un médecin expert. Vu l’absence quasi totale d'offre et de formation médicale, vous pouvez consulter 20 toubibs avant d'en dénicher un bon. Puis galérer pour trouver un expert en 4/7, puis galérer à nouveau pour un 3/7, etc. C'est l'avantage du mode autonome. Si on tient, malgré tout, au suivi 'médical', la récursivité caractéristique d'ICCARRE ou les spécificités de Mono-DTG vous invitent à aller chez les meilleurs, sans gaspiller de temps avec les seconds couteaux, et encore moins des nuls...

L'intérêt de la caste est de vous faire croire que l'un vaut bien l'autre, ce qui, à l'évidence, est faux. Votre intérêt est d'aller aux plus compétents.

Mon praticien, adulé et encensé, m'a refusé 3 fois un changement de molécule. Au troisième refus, j'ai compris, sans changer de médecin pour autant: Je me sens plus à l'aise avec un vérolé du Septisme, identifié comme tel, qu'avec un dont l'étendue de l’inexpérience m'est inconnue.

Les tendances en 2017


On est pris entre 2 feux: il faut aider nos lecteurs à naviguer (voir notre liste d'allégeurs) alors que l’exercice est délicat. J'ai mis des tendances (de forte baisse à hausse) pour orienter un peu: à prendre donc avec des pincettes. Je verrai s'il existe une meilleure méthode en 2018...

- Le 190 : est devenu CEGGID... Ils font autre chose... Suffit de le savoir: forte baisse
- Dr P-M Girard : vétéran VIH, nouveau au 4/7, entre dans notre liste en 2017, en légère hausse.
- Dr JY LIOTIER : vétéran VIH, du 6/7 et 5/7. Sa clientèle, fidèle, s'en satisfait... Est-ce qu'il vous sera de bon conseil vers un 3/7 ? A voir...
- Dr Leibowitch : IAS-2017 l'a consacré, pas moins grognon en 2017 qu'en 2016, inventeur du 1/7: ça ne s'invente pas! Au plus haut (mais pas pour Mono-DTG)
- Dr Roland Landman : converti au 4/7, co-investigateur dans Quatuor. Contribue à la diffusion. Au delà ??? A voir... En légère hausse.
- Dr de Truchis, co investigateur dans ANRS-4D et Quatuor. Étoile sans brillance, il connait le dossier: en hausse!
- Pr. Christine Katlama: son attitude vis-à-vis ICCARRE frôle la faute déontologique (on y reviendra): en forte baisse (et pas en partant de haut...)

En Province

- Dr Hocqueloux (Orléans): Pratique sans échec Mono-DTG ou Bi-DTG... Donc, en hausse.
- Pr Reynes Pratique sans échec Bi-DTG, ce qui sera bientôt banal... légère hausse
- Dr Lafeuillade (Toulon): A mis un nom à Hypodolu... depuis rien...
- Dr Raffi (Nantes): prestation médiocre lors de IAS-2017: forte baisse
- Dr Phillibert (Marseille): vétéran du VIH, nouveau au 4/7.
- Pr Morlat: pas dans notre liste... Il a inscrit ICCARRE dans sa 'bible' (sans le nommer)

Ailleurs

Je n'ai pas beaucoup d’échos. Le Dr Lanzafame (Vérone) a pris, seul, le leadership en matière de Mono-DTG. Son papier sur Mono-DTG chez les patients naïfs sauve l'honneur de la médecine. Donc mention spéciale!

Dans l'actualité


- dans le Figaro, c'est haro sur Luc Montagnier. Retenir ce que dit Montagnier: on y reviendra.

- Pierre Henri Gouyon : vidéo : Inné/Acquis, sexe/genre et aussi ici: on y apprend des choses qu'on discutera en 2018.

- Enfin, l'article sur ANRS-4D: Traitement d'entretien antirétroviral à quatre jours par semaine chez des adultes infectés par le VIH-1 virologiquement contrôlés: l'essai ANRS 162-4D par de Truchis et al. Ma page sur le sujet est plus drôle!


N'hésitez pas à commenter, liker, partager et à utiliser

97% des patients en surmédication, 22 millions sans traitements... Arrêtons ce scandale!

2017/12/03

vrais et faux témoignages



Vrais et FAUX témoignages

Par Charles-Edouard!

Les faux témoignages ont empoissonné le débat. Ils prenaient systématiquement la forme: "j'ai l'ami d'un ami qui a essayé l'allègement (ex. 5/7) sa charge virale a explosé, il est devenu multi-résistant et attend sa dernière heure (sic)". Ou une variante... Qu'importe, c’était toujours le même schéma, constitutif d'une rumeur nauséabonde. Bien sûr sans le moindre détail de la soit disant tentative. Information parcellaire et de deuxième main.
Le Dr Cal Cohen, père de FOTO, avait prédit:

De toute évidence, il y avait des règles à élaborer.

On les élabore à partir des échecs: les succès ne nous apprennent pas à éviter l'échec.

Or, vous constaterez avec moi, que ce genre de 'témoignages', qui seraient utiles s'ils étaient véridiques et instruits, ont complètement disparus. ANRS-4D leur a cloué le bec!

Ce flux continu, décourageant et irritant, ne s'est pas tari à l'annonce des résultats d'ANRS-4D, mais au lancement de l'essai: la simple annonce d'un essai, prometteur mettra fin. Cela suffit à qualifier ce flux continu et nauséabond de FAUX témoignages...


Vrais témoignages et erreurs manifestes


J'analyse, ici, 2 témoignages, crédibles, qui confortent les règles... Difficiles à établir, par manque d'échecs. Elles ne sont pas faites pour les chiens, et on a intérêt à les prendre en considérations: lire avec attention notre Guide Pratique 4/7 et Guide Pratique Mono-DTG.

Echec cuisant sous 5/7, avec Stribild®



A l'époque, j'avais argumenté contre un tel double mouvement: switch pour Stribild® (depuis Viramune®, qui plus est...) et direct à 5/7. Les piliers de l'ICCARRE expérimental sont : efficacité, progressivité, CV rapprochées. De plus, Leibowitch alarmait alors sur les INIs. Mon argumentation, bienveillante, était d'être très prudente avec Stribild®. Pour l'allègement, il m'est suspect! Premiers tests dans QUATUOR: résultats en... 2020!

J'argumente, j'argumente... Une chose va me stopper: le fameux: "Mon toubib est OK et va m'y aider".

Ça me stoppe net: la patiente obtient un suivi médical: je me tais. L'histoire du suivi médical me laisse toujours dubitatif vu la qualité du milieu, cependant, l'argument me réduit au silence.

Passons cette expérience au crible du Guide pratique 4/7:

Vérification d'Efficacité: où est-elle ??? Avant réduction, on s'assure que la combo est efficace, en 7/7, plusieurs mois (ANRS-4D : au moins 4, Guide Pratique au moins 6-12)
Progressivité: où est le passage par 6/7 ???
CV rapprochées: je pense me souvenir que cela a été fait.

Risques identifiées après... On ne pouvait pas savoir avant... La patiente est exposée au risque dit du Talon d'Achille (utilisation antérieure de RAL) et au piège de Quasimodo: la transition depuis Viramune® (NVP) réduit la dose plasmatique de DTG mais aussi d'EVG.


Risques 'classiques'le risque est couvertOK ? commentaires
Efficacitépas vérifiée    vérifier sur 4-6 mois voire plus
ProgressivitéNon     passez par 6/7
CV rapprochéesOui   faire mois 1, 2, 4, 6, etc.
risques moins Classiques risque compris ? commentaires
Talon d'AchilleNon   en plus, EVG n'est pas bien puissant
Piège de QuasimodoNon   surtout venant de NVP
Suivi par un toubib expertNon (?)   choisir un.e toubib expérimenté.e
Bilan 22.000 copies mais, ICCARRE n'est pas en cause


La catastrophe lui aura été annoncée: elle survient!


Effectivement, il ne pas croire tout ce qu'on peut parfois lire sur les allégements

Ici, le témoignage est incomplet et (volontairement?) faux

Voici la séquence. Très tôt (trop?), le Dr Bart Rijnders lance l'essai DOMONO: tout le monde est très excité (trop?) par Mono-DTG: essai sans conditions spécifiques à l'inclusion et bras comparateur: le must. Au début tout se passe bien et ça fuite, ce qui encourage davantage. Alors que DOMONO a déjà commencé, le Pr. Katlama annonce en conférence avoir identifié un facteur de risque MAJEUR: le Talon d'Achille: risque patent si usage antérieur de RAL ou EVG. B. Rijnders continue, sans en tenir compte.

A l'inverse, j’avertis les uns et les autres, dont très spécialement notre témoin (sauvenière). Cela m'épuise, car c'est inattendu, difficile à expliquer, à comprendre et difficile à admettre.

Le 'témoin', en déni, a un Achille gros comme le nez au visage: il vient de "Viramune® et Isentress®" (Encore lui...), en succès de longue date. Plus Talon d'Achille que ça, tu meurs! J'insiste, à m'en rendre malade, puis tombe le fameux: "Mon toubib est OK et va m'y aider".

Tout ceci est parfaitement archivé... Puis, le Dr José Blanco, dans sa présentation à CROI 2017 va confirmer notre analyse. B. Rijnders, lui, refuse, singulièrement, de revisiter les dossiers de sa cohorte et son protocole: on ne s'étonne pas de la catastrophe! Elle n'était pas envisageable au lancement de DOMONO, elle est devenue évidente pendant son déroulement: l'essai est invalide.

Notre témoin (sauvenière) ment quand il dit qu'il a été bien accompagné (pas même de CV rapprochées...) et qu'il avait le profil. En fait, il avait le profil le plus défavorable qui soit, et, il le savait. Victime de sa négligence, il préférera accuser la stratégie, plutôt que son imprudence: un scenario à la Dr House.

La pègre médico-pharmaceutique nauséabonde va aussitôt s'engouffrer dans la brèche.

Passons au crible de notre Guide Pratique Mono-DTG

risques identifiésrisque compris?OK ? commentaires
Talon d'AchilleNon    Attention à historique RAL ou EVG!
Piège de QuasimodoNon     doubler DTG pendant qq semaines
CV rapprochéesNon   faire mois 1, 2, 4, 6
observantOui   en expérimental, c'est important
Toubib expertNon (?)   choisir un.e toubib expérimenté.e
Bilan rebond à 1000 copies mais, Mono-DTG, bien compris, n'est pas en cause

Bon Guide Pratique ou mauvais toubib ?


Dans ces deux cas, il y a un avis médical médiocre. Malgré l'absence de Guide Thérapeutique, un ICCARRE médicalisé se déploie au Maghreb, où des toubibs reçoivent une 'formation' truffée d'erreurs! Pour le coup, il existe un risque dû au suivi médical mauvais. Clamer qu'ICCARRE sera médicalisé ou ne sera pas SANS une formation médicale de qualité ni de Guide Thérapeutique, il faut s'attendre au pire! Les patients sont plus que jamais livrés à eux-mêmes!

Dans l'actualité


- Le nouveau site des Amis d'ICCARRE est en ligne! Enfin!!!

- Une conférence intéressante du Dr Arvieux, sur Youtube met en évidence la mauvaise répartition des ressources budgétaires: un argument très PRO-ICCARRE! (slides partielles ici)

- Dr Dupagne explique: le médecin discordant se fait exclure du débat scientifique et devient non-grata des conférences! En Arte-Replay ou sur son blog

- Ces mini drones tueurs on fait le buzz

- Une chorégraphe en pince pour ICCARRE

- une controverse s'ouvre (enfin!) sur le contenu réel du réservoir... A suivre...


N'hésitez pas à commenter, liker, partager et à utiliser

97% des patients en surmédication, 22 millions sans traitements... Arrêtons ce scandale!

2017/11/25

Une gélule hebdomadaire



Gélule unique pour 2/7 ou 1/7

Par Charles-Edouard!

Un commentaire lu sur le billet 1/2:


En maintenance, on peut se poser la question de la pertinence d'un Truvada® quotidien; A l'occasion de l'arrivée du générique (Mylan) de Truvada ®, mais aussi du générique d'Atripla ®, on peut discuter du demi-cachet quotidien.

Voici la Géniale Gélule Unique!!



gelule capsugel tivicay mylan truvada générique unique vih lamivudine


L'astuce: la gélule Triple Zéro 000


gélule capsugel générique unique lamivudine dolutegravir
Il suffit de taper "capsule triple Zéro" ou "capsule 000" dans Amazon. Lien direct. Ou en Pharmacie. La gélule se dissout immédiatement et intégralement dans l'estomac.

Ici avec 2 x Tivicay® + Lamivudine. Cela marche aussi avec 1 x Tenvir ou Viread ® (TDF)) et probablement le générique de Truvada®.

Moi, je fais 2 x 50 mg DTG + 300 mg 3TC, 1/7; Avec l’automne, je me chope un truc, et la CV 3 mois remonte juste au dessus de 50. Pas de quoi affoler les foules: j'assure mon coup en repassant 15j. en 7/7, puis 15j. en gélule unique 3 x 50 mg DTG (Mercredi et Samedi). Ensuite, je passe en gélule unique 3 x 50 mg DTG, en 1/7, le Samedi, avec repas, et CV 1 mois après.

Un pack de 100 gélules (soit 2 ans, en prise hebdomadaire) vous coutera 10 euros (port inclus); un pack de 1000 (soit 3 ans en 7/7) : 30 Euros; Donc compter entre 1,5 et 10 euros par an !!!

Générique de Truvada® = la fin de Triumeq®?


mylan truvada générique vih gilead tenofovir TDF
Comme le générique de Truvada® (Mylan) est à 179 euros, au lieu de 406 euros, cela fait la combo TénofovirDF/emtricitabine (Gé) + Tivicay® (dolutégravir) à 788 euros au lieu de Triumeq® (ABC/3TC/DTG) à 928: on économise 140 Euros par mois et on évite le calamiteux Abacavir. Moins 1600 Eu /an!

Tivicay® + Truvada® était la plus chère: ce n'est plus vrai, grâce au générique, et avec la 000 on retrouve le confort de la gélule unique.

Nique Nique Nique


L'intérieur de la 000 correspond exactement au diamètre de Tivicay®, et après, vous complétez; Fini d'ouvrir plusieurs boites, de se poser la question "Est-ce que j'ai oublié X ou Y": pour 5 Euros vous voici à nouveau au confort tant vanté par les Labos et leurs collaborateurs!

Les ICCARRIENS historiques en sont encore à rêver d'une Quadrithérapie tout-en-un: Pour nous, c'est réglé! Est-ce que cette astuce vous a intéressé ? Merci de partager votre expérience!

N'hésitez pas à commenter, liker, partager et à utiliser

bon Week end, bonne bourre et pas trop de médocs ... Hein?

2017/11/19

Wainberg et sa souris verte



Wainberg et sa souris verte

Par Charles-Edouard!

Le témoignage de Colibri tombe à pic:


Le principe de récursivité fait qu'on ne peut penser la rémission, fût-elle partielle, que comme prolongement du 1/7. Et la puissance de DTG y est favorable! Merci de ce témoignage!!!

Hors historique de RAL ou EVG, aucune résistance sous DTG


La base de données française dispose de très peu de résistance à DTG, et, les seules résistances connues sont celles qui apparurent lors de l'essai Viking ou similaires (chez des patients en échec multiples, y compris à RAL/EVG) et lors de l'essai Katlama (EACS 2015, qui mis en évidence le Talon d'Achille).

AUCUNE mutation de résistance HORS exposition ou échec antérieur à RAL ou EVG. ZéRo, ZéRo, ZéRo. Dixit A.G. Marcelin (Webcast O332, Glasgow 2016, et PS3/1, 16th EAC, 2017):

En France, on n'a jamais mis en évidence la moindre mutation de résistance au DTG. Sauf, chez les patients pré-exposés à RAL ou EVG. On se méfiera de RAL ou EVG qui peuvent conduire à une réduction des options thérapeutiques (DTG ou Bictegravir).
Clamer que Mono-DTG ne marche pas, sans circonstancier selon le Talon d'Achille, est une imbécilité d'ordre 1. Plus con que cela, on ne sait pas faire: le Dr M. BUZZI (abstr. PS1/2) roule tout le monde dans la farine, jette le bébé avec l'eau du bain, en faisant une 'meta-analyse' crétine qui mélange patients à Talon d'Achille (risque élevé) et patients indemnes, ce qui bien sûr, fausse le tout. Et je vous passe tous les crétins qui s'en font l'écho!

Mono-DTG chez la souris humanisée


Wainberg souris mouse hiv dtg dolutegravir monotherapy
Mark Wainberg était l'ardent ambassadeur d'un DTG miraculeux, peu propice à la résistance. Sa prédiction, déjà ancienne, antérieure aux essais, était, pour faire simple, que Mono-DTG marcherait bien sur les patients naïfs, plutôt bien chez le patient préexposé, et pas trop chez les patients en échec (en particulier échec à RAL ou EVG).

Pour valider cette prédiction, il faudrait encore que des cliniciens veuillent bien se lancer.

Les cliniciens stipendiés par les Labos n'y comptez pas! Le choix est alors très limité... Il n'y avait pas foule... Donc notre bon Wainberg entreprend de convaincre la clinique qu'il serait intéressant de faire la Mono-DTG sur patients naïfs et va monter une manip sur modèle animal, la souris humanisée. C'est moins bien que le primate et aussi moins onéreux.

La souris verte: une fable préscientifique


Comptine, étrange, très connue, datant d'une époque pré-Darwinienne. Lire sur Wikipédia ou la vidéo

Une souris verte
Qui courait dans l'herbe
Je l'attrape par la queue,
Je la montre à ces messieurs
Ces messieurs me disent :
Trempez-la dans l'huile,
Trempez-la dans l'eau,
Ça fera un escargot, tout chaud.

Conclusion un peu rapide


Si on se limite à la conclusion, ici, on lit: Nous montrons que le Dolutégravir en monothérapie ne suffit pas à maintenir la suppression du VIH et que les mutations de résistance diffèrent de celles rapportées dans les expériences de culture sur tissus.

Noir tableau, nous voici au désespoir!
A y regarder de plus près (ce que personne ne fait jamais...) parmi les 5 souris traitées en Mono-DTG une seule échoue. Examinons-la:

Wainberg souris mouse hiv dtg dolutegravir monotherapy
Les 5 souris ont des CV initiales très élevées (> 100.000): ce sont de petits animaux. L'efficacité de mono-DTG, dépend de la dose ET de la charge virale initiale. Or, la dose, pour la souris est calculée selon une formule heuristique. En général on divise par 12, ici on a divisé par 70... On peut donc craindre que la dose donnée soit, toutes choses égales par ailleurs, un peu basse. En fait, les doses sériques sont semblables à ce que l'on trouve chez l'homme. On observe que la dose sérique de la souris en échec est 50% plus faible que les autres...

La souris qui fait capoter nos rêves de Mono-DTG a deux caractéristiques adverses et combinées: CV élevée et dose de DTG basse.

Heureusement, Lanzafame sauve la mise


Amalgamer des patients à risque élevé et d'autres est une médiocre médecine.

A l'inverse du Dr Buzzi qui a, sans complexes, amalgamé des patients à risque (Talon d'Achille) avec des patients sans risque, le Dr Lanzafame se place dans le cadran favorable: CV modérée (< 100.000) et dose standard

Wainberg
validé
Prévision WainbergRésultat Clinique Essai Clinique Qualité
prévision
patients en échecs couci-couça couci-couça Viking  
Maintenance 1assez bon assez bon BMM+P  
Maintenance 2bon bon BMM+P (hors TA)  
patients naïfs Bon Bon Lanzafame  

Comme tout à chacun, il comprend la prédiction de Wainberg, et se lance dans la Mono-DTG en commençant par les patients les plus favorables: ceux à faible CV. Le Dr Pedro Cahn avait fait de même avec ses patients à CV < 20.000 sous DTG/3TC.

Dans l'actualité


- La FDA autorise un mouchard d'observance. L'obligation de traitement se rapproche!

- Extension abusive d'indication: A 130 vous êtes en hypertension! Crétins, ces américains!

- Proposition innovante de N. Chomont: s'attaquer au réservoir dès la primo infection. Tout cela alors que nous disposons d'une méthode plus simple et efficace: le Cyclage (on y reviendra...)

N'hésitez pas à commenter, liker, partager et à utiliser

bon Week end, bonne bourre et pas trop de médocs ... Hein?

2017/11/12

Un excellent article



Excellent article de Caroline Petit

Reproduit et commenté par Charles-Edouard!




VIH: bientôt la fin du traitement quotidien pour les séropositifs ?

File 20170922 17294 1osi2gj.jpg?ixlib=rb 1.1
Un pilulier (photo d'illustration). Shutterstock
Caroline Petit, École Normale Supérieure (ENS)

La plupart des personnes séropositives pour le VIH en France prennent, à vie, un traitement quotidien. Mais la possibilité d’alléger bientôt cette contrainte se profile pour les patients sous trithérapie, soit plus de 100 000 personnes. Un essai d’envergure a démarré au mois de septembre afin de confirmer, dans la continuité d’un essai de taille plus modeste, que les patients peuvent sauter plusieurs jours de traitement dans la semaine sans risque pour leur santé.

En France, quelque 300 patients sont déjà passés à un mode de traitement dit « par intermittence en cycles courts ». Depuis des années, ils prennent leurs médicaments quatre jours par semaine, au lieu des sept jours prévus dans le protocole officiel. Et ils s’en portent bien.

Le nouvel essai, baptisé Quatuor, a été lancé par l’ANRS, l’Agence française de recherches sur le VIH/sida et les hépatites virales. Il vise à montrer qu’il y a un bénéfice pour le patient à ne prendre sa trithérapie que quatre jours sur sept, comparé aux sept jours sur sept en vigueur. 640 volontaires sont en cours de recrutement dans les 65 centres hospitaliers publics impliqués en France, Caraïbes comprises. Le Dr Pierre de Truchis, infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), est l’investigateur principal de cet essai.

On peut supposer, cependant, que des médecins n’attendront pas les résultats de cette étude pour proposer à certains de leurs patients de supprimer trois jours de médication par semaine. Les recommandations de prescription publiées au mois de mai 2017 pour la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, sous l’égide du Conseil national du sida et des hépatites (CNS) et de l’ANRS, vont en effet dans ce sens. « Au cas par cas, dans des conditions similaires à celles des études réalisées, une stratégie de prise discontinue, quatre ou cinq jours sur sept peut être envisagée », indiquent – prudemment – les experts. Il convient de souligner qu'un tel changement implique un suivi médical rigoureux, avec des examens biologiques rapprochés.

Quinze années de recul pour le traitement quatre jours sur sept

On dispose maintenant de quinze années de recul concernant la sécurité d’un traitement d’entretien allégé par prise intermittente. La principale expérimentation est menée depuis 2003 dans le cadre d’un protocole baptisé Iccarre, acronyme pour « intermittents en cycles courts, les anti-rétroviraux restent efficaces ». Ce programme a été initié par le Dr Jacques Leibowitch, figure de la lutte contre le VIH/sida. Il a été l’instigateur, en France, de la trithérapie qui, en 1996, a transformé une pathologie mortelle en affection chronique.

Des patients suivis par le Dr Leibowitch et ses confrères à l’hôpital Raymond Poincaré sont ainsi passés de sept à cinq jours de traitement par semaine, puis à quatre. Leur charge virale est restée malgré cela en dessous du niveau de détection. Ces résultats portant sur 48 patients ont été jugés suffisamment robustes par la communauté scientifique internationale pour qu’ils soient publiés en 2010 dans la revue scientifique Faseb Journal. La même expérimentation a donné lieu à une seconde publication en 2015, avec un plus grand nombre de patients (94, précisément) et davantage d’années de recul.

Cette année-là, la direction de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’Université Versailles Saint-Quentin, les deux employeurs du Dr Leibowitch, ont investi conjointement dans le dépôt de deux brevets à l’international, l’un pour les trithérapies dites « d’entretien » à quatre jours par semaine et moins, et l’autre pour l’usage à cet effet de quadrithérapies innovantes.

Un premier essai clinique à l’échelle nationale

Convaincue par les premiers résultats du protocole Iccarre, l’ANRS a lancé en 2014 un essai clinique sur deux ans mené dans 17 centres en France, baptisé 4D (en anglais, four days). Les médecins ont reçu beaucoup de candidatures pour participer à cet essai, au point qu’ils ont dû en refuser, comme me l’a confié le Pr Christian Perronne, l’investigateur principal. Les résultats ont été présentés à la conférence internationale sur le sida de 2016 à Durban, en Afrique du Sud. Ils indiquent que 96 des 100 patients de l’essai ont suivi scrupuleusement le schéma de prise avec quatre jours consécutifs sur sept et ce, avec succès. 3 patients ont présenté une charge virale de nouveau détectable à la quatrième semaine de l’étude. Celle-ci est redevenue indétectable, avec le retour à un schéma de traitement quotidien. 1 patient est sorti de l'étude.

Les résultats ont encouragé l’ANRS à poursuivre dans cette voie avec l’essai Quatuor. La nouvelle étude comporte, cette fois, un groupe « contrôle » composé de patients qui continuent à prendre leur traitement sept jours sur sept pendant 48 semaines, afin de permettre une comparaison. Cette méthodologie répond aux exigences des autorités sanitaires quant au niveau de preuves à apporter avant un changement de leurs recommandations de prescription.

« Quatuor cherche à démontrer que la stratégie quatre jours sur sept est non-inférieure à la stratégie sept jours sur sept, en d’autres termes qu’à efficacité égale, les patients du groupe Allègement retireront des bénéfices secondaires de ce protocole (moins d’effets secondaires, meilleure observance…) », indiquait l’ANRS le 1er septembre sur son site.

Le traitement au quotidien, parfois mal vécu

De fait, la contrainte de prendre un traitement au quotidien peut être mal vécue. Nombre de patients se montrent ainsi moins réguliers dans leurs prises après plusieurs années de traitement – un problème qui se pose pour beaucoup de maladies chroniques. Or il est très risqué que des patients allègent eux-mêmes leur traitement, sans surveillance médicale.

Par ailleurs, la prise des anti-rétroviraux s’accompagne parfois d’effets secondaires indésirables comme des nausées et des diarrhées, ainsi que de la fatigue. L’allégement des prises peut s’accompagner d’une diminution de ces effets.

Le passage à un régime quatre jours sur sept, c’est à l’échelle d’une année l’équivalent de cinq mois sans médicament pour le patient.

Que va-t-il se passer maintenant ? C’est seulement à l’issue des résultats de l’essai Quatuor, au plus tôt en 2019, que pourra être recommandée officiellement en France la pratique des quatre jours sur sept. A l’étranger, elle ne s’est pas imposée non plus. Pas même aux Etats-Unis, le pays qui a ouvert le premier, en 2001 la voie de l’intermittence que suivra ensuite le Dr Jacques Leibowitch.

On peut s’étonner que cet allègement du traitement en soit toujours, plus de quinze ans après, au stade expérimental.

Il faut dire qu’en France, les associations historiques de patients dans le VIH/sida ne se sont pas saisies de cet enjeu. Elles se sont concentrées sur d’autres terrains jugés prioritaires comme les traitements préventifs, la prophylaxie pré-exposition (PreP). Par contre, les patients du Dr Leibowitch suivant un traitement allégé ont créé une association, Les amis d’Iccarre, sous l’impulsion de l’artiste Richard Cross. Elle vise à promouvoir l’allègement thérapeutique par intermittence pour tous.

Le médecin libre de ses prescriptions, selon le code de déontologie médicale

Seuls quelques médecins cliniciens du sida ont commencé, en France, à alléger leurs ordonnances. L’article 8 du code de déontologie médicale le leur permet : « Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance ».

La persistance du régime sept jours sur sept peut s’expliquer, selon moi, par une résistance au changement – qui n’est pas propre aux médecins – et par la difficulté à remettre en cause une règle établie de longue date dans la communauté médicale. On peut imaginer que d’autres facteurs jouent : à l’évidence, la prudence des patients et des médecins devant un niveau de preuve considéré comme insuffisant selon les standards en vigueur ; la crainte des médecins face à la judiciarisation de la médecine ; ou encore l’influence de l’industrie pharmaceutique sur les choix stratégiques des autorités médicales.

Le passage de sept à quatre jours de traitement représente 42 % de médicaments en moins. Cela se traduirait par une économie d’environ 500 millions d’euros pour le système de santé français chaque année (sur la base de 100 000 patients sous traitement, avec un coût moyen par patient et par mois de 1 000 euros en moyenne). A l’échelle du monde, la question du coût rejoint des préoccupations d’ordre éthique et humanitaire à l’heure où 22 millions de personnes séropositives n’accèdent toujours pas à la trithérapie.

De son côté, le Dr Jacques Leibowitch pousse plus loin encore l’allègement des traitements, dans le respect du code de déontologie médicale, et pour les patients qui le souhaitent. Il réduit les prises de médicaments, selon les cas, à trois, deux ou un jour seulement par semaine. Avec ce nouveau protocole baptisé « grand » Iccarre, il poursuit l’objectif de trouver pour chaque patient la posologie la plus juste, à la fois nécessaire et suffisante. Le principe du Primum non nocere (« d’abord ne pas nuire ») n’était-il pas cher à Hippocrate ?

Caroline Petit, Biologiste, chargée de recherche au CNRS, chargée de mission à l'IHEST, École Normale Supérieure (ENS)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.








2017/11/04

Le 1/2



Francois DABIS, directeur de l'ANRS, affectueusement surnomé le grand Benêt, a déclaré ne rien avoir dans les tuyaux en matière d'allègement: quel manque d'imagination!

L'étonnant et prometteur 1/2

Par Charles-Edouard!

Dans les commentaires, un Genvoya® pas innocent du tout!


Cet exemple montre comme quoi les plus jeunes ont tort de ne pas se préoccuper, par anticipation, de la toxicité à long terme. Avec l'âge vient aussi une polypharmacie (ex. les statines, inutiles mais souvent prescrites). Or, Genvoya® est un booster non exclusif: le voilà à booster un de nos autres médocs et nous voilà en surdose. Ce qui permet aussi de mettre en évidence une toxicité, à faible bruit, infra-clinique mais bien réelle.

1/2 = demi-dose ou 1 jour sur 2?


Cela nous vient de la pratique communautaire, non pas académique. Elle résulte d'une vision pharmacocinétique, complémentaire de l'Eclipse. Or, nombreux ne comprennent pas l'Eclipse.
Dont acte... Le 1/2 ne conduit pas à la rémission. Par contre, il est compréhensible par les Septistes, c'est à dire 99,999% des toubibs et patients. Pharmacocinétistes dans l'âme, ils le pratiquent avec des médicaments permissifs (ex. Triumeq®, Atripla ®). Et avec les longues durées de vie, prendre 1/2 cachet chaque jour ou 1 cachet tous les 2 jours, c'est un peu du pareil au même; Le 1/2 est un ajustement de dosage. C'est l'essai A-TRI-WEEK, qui a très bien fonctionné!

J'ai fait Mono-DTG 1/4 de cachet (mini-Dolu), d'autres Mono-DTG 1/2 cachet (voire même Mono-IP 1/2 dose). Certes, ma préférence reste pour le cycle court. J'ai bien aimé tout de même!

Efavirenz 300 mg? Pourquoi pas?


DMP-266-005 Joel Gallant Hill Ananworanich Calmy Efavirenz dose reduction
Dans l'essai de phase II (DMP-266-005, par Joel Gallant et al., jamais publié...), 200 mg marche mieux que 400 mg et 600 mg... Et que choisit-on? Bah... On se fait pas chier... 600 mg et démerdez-vous les blaireaux! La posologie est de la responsabilité des toubibs, pas de l'industrie pharmaceutique... Face aux suicides à répétition, des petits malins essaient EFV 400 mg: ça marche. Pour une raison inconnue personne n'essaie EFV 200 mg...

Lors du congrès IAS 2017 (vidéo ici), à la minute 49:25, Kiat Ruxrungtham, déclare: on fait avec 300 mg et ça marche très bien... Voilà une idée qu'elle est bonne! 300 mg !!!

On notera au passage, dans cette séquence, une chose intéressante: ils ont fait des essais et proposé aux patients qui ont des problèmes psycho-machin-chose avec EFV 600 mg de faire la réduction à 400 mg sans même se préoccuper de faire un dosage. Et ça marche... Ce qui l'amène à dire, dans la foulée, que ça marche aussi à 300 mg. Question: si ça marche sans souci à 300 mg, pourquoi se limiter aux seuls patients se plaignant de problèmes CNS?

La synergie, c'est quoi?


Des données de phase II sont disponibles ici: Optimisation de dose: une stratégie pour améliorer la tolérance et réduire les prix ​​des médicaments antirétroviraux, par Hill, Ananworanich et... Calmy! (sic)

La synergie, concept heuristique, sans mécanisme identifié, veut que des combinaisons marchent mieux que d'autres. Pourtant, le dosage, lui, n'est jamais reconsidéré. On traine ainsi 3TC à 300 mg depuis Mathusalem. Il date des Bi-thérapies AZT/3TC. Personne n'aurait la bonne idée de dire: Ah bon, avec Efavirenz, on peut peut-être réduire un peu le 3TC. Ah... Si... Il y a des petits malins, qui ont vu que Cobicistat (inhibiteur de métabolisme hépatique, dit, booster d'EVG) booste AUSSI le TDF, et de poser la question pourquoi ne réduit-on pas la quantité de TDF pas la même occasion? Simple, le faire n'apporte rien à Gilead.

C'est : Effet du cobicistat sur TDF: ce qui est vrai pour TAF peut aussi être vrai pour TDF

D'autant qu'on va réduire effectivement au moment du basculement vers le TAF. Et surtout, qu'on a en réserve une copie de 3TC (je vous parie qu'ils vont refaire le coup de Fluor), une sorte de 2F-3TC, qu'ils vont sortir de leur chapeau magique et commercialiser comme une nouveauté, moins dosée.

Et personne pour regarder en arrière et dire: "Oh! Mais on a utilisé 3TC abusivement, à 300 mg, durant des années sans se poser la moindre question."


300 mg EFV + 150 TDF + 100 F-3TC: Caviar du pauvre


Kiat Ruxrungtham Efavirenz IAS 2017 dose reduction
Il est clair qu'aujourd'hui on est très bien soigné en Thaïlande, probablement mieux que chez nous. Un comble! L'intelligence ne nous est pas réservée. Donc des cliniciens Siamois ou chinois vont tomber sur le pot-aux-roses: ils y travaillent sans que vous le sachiez. Apparaitra alors un cachet composé de 300 mg EFV + 150 TDF + 100 F-3TC (ou 150 3TC), à prendre 2 par jour pendant 1 an, suivi de 1 par jour ad-vitam. Peut-être même 200 mg EFV... Pourquoi pas ?

Et on ne pourra alors que constater, une fois de plus, l'inanité de l'ANRS. Ils n'ont pas d'idées, disent-ils. Pourtant les propositions alternatives avancent.

On vous gavera d'injectables à 10.000 Euros par an, et eux se feront des traitements sympas et efficaces à 50 Eu/an. Pour être couillon, c'est couillon! Après on nous vend que le travailleur Français n'est pas rentable, qu'il est fainéant! On lui colle de sacrés boulets aux pieds, alors on vire, on vire, on vire...

Pas besoin d'aller jusqu'en Thaïlande, bientôt, contraints et forcés, les Grecs, Ukrainiens, Cubains, Vénézuéliens vont s'y coller.

Dans l'actu


La Prep fait-elle un flop? Seulement 5.000 Prepistes! On fait la gueule dans les associations! Du coup, on ressert les plats...

Article intéressant de Carole Petit: déroulez bien tous les commentaires: c'est poilant!

L'obligation vaccinale est votée: à quand l'obligation de traitement ? Pas avant l'arrivée des injectables, on en prend le chemin. Là encore les associations Séroneg seront à la manoeuvre!

N'hésitez pas à commenter, liker, partager et à utiliser

Bon Weekend, bonne bourre et pas trop de médocs ... Hein?

Les commentaires


Anonyme 5 Nov. 2017


Charles-Edouard! 5 Nov. 2017


Anonyme 5 Nov. 2017


Charles-Edouard! 5 Nov. 2017


Colibri 8 Nov. 2017


Charles-Edouard! 8 Nov. 2017


Colibri 9 Nov. 2017


Charles-Edouard! 9 Nov. 2017




2017/10/29

Morlat vous trompe



Traiter-tôt: Comment Morlat est trompeur

par Charles-Edouard!



Le toubib ne fait pas analyser les ASAT/ALAT pour le plaisir! Le foie est en première ligne et subit la toxicité plein pot! Si on laisse faire, la toxicité s'installe et devient irréversible; et si on ne veut pas laisser faire, on fait quoi ?! La surprescription est une véritable martyrisation du corps de la femme. Vous étiez asymptomatique et immunocompétente, et, abracadabra! Vous voilà hépato-déficiente... Bravo les conseilleurs !!!

Traiter-tôt! Sans traiter mieux ???


Des actualisations du Rapport Morlat sont publiées ici. La toute dernière concerne Initiation d’un premier traitement antirétroviral (octobre 2017). On va ici discuter de ce qui est en page 4.

Morlat ANRS vih HIV OMS IAS EACS recommendations
Bref rappel: la question est de savoir à partir de combien de CD4 il convient d'initier le traitement. Avant c'était moins de 200, puis on a étendu l'indication à moins de 350 puis moins de 500, puis, maintenant moins de je-ne-sais-quoi: tout le monde s'y colle. Dans un article de synthèse (Should HIV therapy be started at a CD4 cell count above 350 cells/μl in asymptomatic HIV-1-infected patients?), C. Sabin montrait que dans la zone à risque très faibles les études étaient indécisives (ce qui n'est guère étonnant quand le risque absolu est si faible). Elle affirmait que seul un essai comparatif, à allocation au hasard, permettrait de trancher. Elle considère que l'essai START rempli ce rôle. Espoir légitime si l'essai n'avait été, par construction même, frelaté. Le scandale START est à multiples facettes: ce sera notre feuilleton de l'été 2018! Donc on ne va pas le faire ici: il suffit de savoir que l'essai est biaisé, par construction.

Le rapport Morlat reprend la discussion et conclut au bien-fondé du traiter-tôt, indifférencié.

Traiter tôt ? Foutaise! Dit la cohorte européenne


La toute dernière étude, la cohorte HIV-CAUSAL, sous nos tropiques, conclut, elle, à la futilité du traiter-tôt. Personne ne parle de toxicité, évidemment... En Europe, dans la zone de risque infime, le bilan individuel entre le bénéfice clinique individuel et la toxicité médico-pharmaco-induite (), n'est pas du tout en faveur du traiter-tôt. A preuve, lisez donc ce cas-patient, décédé, horriblement, de pharmaco-toxicité, en 2009.

Ils concluent: l'effet bénéfique est moindre que dans les essais randomisés récents. En fait il est nul: 5j. de vie en rab! Or, dans sa dernière version, le rapport Morlat omet, sans complexes, cette gigantesque étude (55.000 patients!), publiée dans The Lancet HIV(2015). Peut-être ne lisent-ils pas le LANCET HIV...


Comment en est-t-on arrivé là?


Pour frelater START, on introduit, subrepticement, des patients à haut risque (les prétuberculeux) parmi d'autres, à risque microscopique. Ils font nécessairement pencher la balance vers le traiter-tôt.

Morlat, en utilisant, comme justificatif, l'essai ANRS-TEMPRANO on pousse le bouchon un cran plus loin: on va utiliser des patients d'une zone géographique (le Sénégal) à forte endémicité de Tuberculose. La Tuberculose, ou même son soupçon, est une indication pour le traitement antituberculeux prophylactique: la Tuberculose élève de façon phénoménale le risque. Comment le sait-on? Justement grâce à l'essai ... ANRS-TEMPRANO! Un comble!

L'essai sert à montrer l’intérêt d'une prophylaxie antituberculeuse. Et on voudrait nous faire croire qu'on a recruté des patients VIH à très très faible risque! C'est hallucinant quand on y pense!

Les acteurs de TEMPRANO écrivent un article, et, en termes très policés (ils travaillent pour...l'ANRS...), vous donnent les clés de cette incroyable supercherie (supercherie pour les français, pour les sénégalais, malheureusement, c'est bien réel).

L'article: Traitement antirétroviral quel que soit le nombre de CD4: la réponse universelle à une question contextuelle. On y lit: Cette différence est principalement due au contexte géographique de la morbidité. [...] [le bénéfice] est d'autant plus vrai dans les contextes à faibles ressources où la tuberculose et d'autres maladies bactériennes sont très répandues.

Morlat ANRS vih HIV OMS IAS EACS recommendations
Il s'agit d'un bénéfice disputé, probablement nul. Si c'est d'autant plus bénéfique en zone de forte prévalence (TB, etc.), c'est donc, à contrario, d'autant MOINS bénéfique dans les zones à faible prévalence. Vu de leur point de vue (le Sénégal), les auteurs se félicitent de la recommandation universelle, tout en nous prévenant que, au Nord, ce bénéfice est probablement illusoire.
TEMPRANO Morlat ANRS tuberculose vih HIV AIDS TB

Sur 40 millions d'infectés, 2 vivent au Nord. Pour 95 % (le Sud) l'extension de l'indication est bénéfique, alors qu'elle est nulle (voire négative) pour les 5% que nous sommes. A mélanger abusivement les 2 populations à risque sanitaires bien distincts, en proportion 95 % - 5%, il est évident que la décision, prise sur la moyenne de cet amalgame, nous est en fait préjudiciable. Pour l'illustrer, je vous propose de reprendre le tableau TEMPRANO, et de soustraire les événements tuberculoses et bactéries invasives, si vous considérez que c'est un risque auquel vous n'êtes pas exposés. Le tableau TREMPANO indique d'ailleurs que des tuberculoses-maladies ont conduit à la mort de 8 patients (estimation) (on vous dit pourtant que ce sont des patients à risque très très faible...).


Evenement Traitement différé Traitement tôt
Tuberculose57 28
Bactéries invasives 42 14
Autres10 6
Décès (*)26 21
Total 135 69
Retirons ce qui est endémique (Tuberculose et bactéries invasives)
Décès corrigés (*)20 19
Total corrigé30 25

(*) Vous noterez, au passage, qu'on a compté des patients 2 fois: la turberculose, et la mort qui s'en suit! (mais ça, ça ne choque personne!). Nous allons donc aussi retirer ces décès à proportion (faute de mieux). Il y a 8 morts (5+3) imputés à la tuberculose au ratio 57:27, soit 2:1, donc 6:2. Je vous fait grâce du calcul du petit p, le sur-risque, s'il en est, tout petit petit, avec un risque absolu, lui aussi petit (on est au Sénégal... Pas à Pithiviers)

Le patient Francais lambda, de Landernau, jamais exposé au risque du bacille tuberculinique et autres bactéries endémiques est à sur-risque nul. Le jeune, sans comorbidité particulière, sans immunodépression notable va se voir infliger une trithérapie, quotidienne, sur une dizaine d'année en trop, pour lui éviter, tenez-vous bien, la tuberculose qui sévit au Sénégal! (mais pas chez nous...)

Traiter tôt: booster d'ICCARRE


Pensez-en ce que vous voudrez, dites même qu'ils se foutent du monde, vous n'y pourrez rien: en effet le groupe Morlat, à la différence de la HAS, n'est pas justiciable: vous ne pouvez pas leur faire un procès! (à la HAS vous pouvez...); la HAS reste sur le seuil de 350...

Mon médecin, qui en a vu passer, et trépasser, m'a avoué, longtemps après, n'avoir jamais vu la moindre PCP ou Kaposi à 500!

Cet voie état de fait conduit à un ostracisme envers les patients-à-qui-on-ne-la-fait-pas: les voilà vite exclus! Pourtant si on leur parlait d'ICCARRE, du 1/7... Le traiter-tôt, s'il est accompagné d'un traiter mieux est plus attrayant.

On verra les conséquences économiques, sociétales, liberticides, coercitives, toxiques dans un prochain billet...

N'hésitez pas à commenter, liker, partager et à utiliser

bon Week end, bonne bourre et pas trop de médocs ... Hein?