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2018/01/21

En route vers la rémission



En route vers la rémission

Par Charles-Edouard!

Sapere aude ! Dixit Horace et Emmanuel Kant:

Bien dit!

La rémission: la question ressurgit


Je remets la rémission sur le tapis, au risque de surprendre. Je parle ici de la rémission suite à un traitement ARV: c'est le contrôle post-traitement, considéré comme impossible.

La réflexion a eu lieu dans un contexte qui a beaucoup évolué et les prémisses qui sous-tendent le verdict vacillent les unes après les autres. Aujourd'hui on peut construire un argumentaire d'une rémission totale ou partielle. Lubie de bloggeur? Pas du tout. Pour partie l'argument a été exposé par des auteurs reconnus tel Wainberg, Ananvoranich, et même Siliciano. On reprendra et étoffera. Lecteur, prend patience, lis, et juge par toi-même.

La théorie dominante est de Siliciano. Très tôt, je m'étais fait une note: "Siliciano s'est trompé: il a faux". De plus en plus de faits invalident les prémisses ou les conclusions de Siliciano. S'il a faux, on peut envisager que des patients réussissent la rémission, avec et grâce au traitement.

La rémission impossible: théorie et historique


Très tôt, on a constaté qu'à l'arrêt du traitement, le virus remonte et on n'est pas guéri. C'est notre tout premier billet: ICCARRE : Monsieur, vous êtes guéri ! Quelle prescience!

Robert Siliciano nous livre une approche théorique, en 2003. Il fait quelques hypothèses, simplistes au demeurant, sur la dynamique du 'réservoir', pour réduire le tout à une constante de temps unique, qu'il mesure sur quelques patients. Il en calcule une... moyenne... de 44 mois de demi-vie, ce qui met la rémission à 66 ans de traitement: autant dire, impossible.

Rien n'est venu formellement invalider sa théorie. Rien, vraiment rien... Ou alors si peu... Un "si-peu", qui commence à enfler. Inaudible hier, perceptible aujourd'hui, assourdissant demain.

D’abord, la découverte des "Viscontis": une poignée de patients, tôt-traités, maintiennent le virus sous contrôle malgré l'arrêt du traitement. Plusieurs essais ont tenté de le reproduire (ici et essai SPARTAC), sans succès. Pourquoi n'arrive-t-on pas à reproduire les Viscontis??

Vint ensuite l'idée de réduire le réservoir par un "Shock and Kill", où un traitement pharmaceutique viendrait réveiller le réservoir, que le traitement ARV tuerait ensuite. Pour l'instant, c'est l'échec. Ici aussi, les prémisses sont discutables.

La rémission et quasi-rémission


La rémission c'est de tenir plusieurs années, sans rebond ni traitement.

Exemple fictif d'un cancer malin avec chimio 'lourde' en 10 séances: on y survit et le cancer a régressé. Le médecin laisse entendre environ 5 ans de rémission, à tout casser. Soulagement et déception aussi. Le médecin ajoute: et si vous acceptez une chimio de maintenance annuelle, alors votre espérance de vie est normalisée... Certes ce n'est pas une rémission magique au sens strict, mais quand même... Alors on fait... Plus tard, on peut même ne faire qu'une fois tous les 2 ans.

Qui peut le plus peut le moins: Pouvez-vous envisager une rémission totale alors même que vous n'avez pas réussi le 1/7 ? Non à l'évidence! Et si vous avez réussi le 1/7, pouvez vous envisager le 1/15, comme je l'ai montré ici ? Puis 1/21, 1/30 et enfin la rémission 'vraie'. Moi, j'ai réussi 1/21, mais pas 1/30, donc je ne tente pas l'arrêt définitif. D'ailleurs, dès 1/15, la rémission n'a que peu d'attrait. Franchement! 1/21, on vit très très bien! Pour moi, 1/7 restait un peu lourd. D'autres s'en contentent et on les comprend!

La rémission enfin possible: théorie et preuves


- L'exemple du VHC montre qu'il ne faut pas désespérer...
- Il existe plus de contrôleurs post-traitement qu'on ne veut bien le croire, et qui s'ignorent: un hôpital d'Anvers en a fait la démonstration. On ne vous l'a pas dit...
- On traite plus tôt, ce qui est peut-être favorable
- On n'a pas réussi à refaire du Visconti: c'est donc que les Visconti ont fait quelque chose qu'on n'a pas bien compris, et, que ce quelque chose est important.
- Siliciano soi-même, avec Hill, a remis en cause sa propre théorie. Il envisage que la réduction du réservoir nécessaire à une rémission prolongée est moindre qu'initialement envisagée
- Wainberg à théorisé la rémission par la voie de R263K et fait les essais de laboratoires: concluants! (on y reviendra: c'est ce que je tente en ce moment)
- Le médicament oral à diffusion prolongée donne 7 jours de médication (pour une seule prise) qu'on prolonge par une Eclipse de 2 semaines (voire 3...) et cela vous fait un 1/mois!
- Leibowitch et son 1/7 a 800 années de rémission pharmaceutiques prouvées. Parmi la bonne centaine de patients concernés, il y en aura bien quelques-uns pour explorer au-delà.
- Les biologistes n'arrivent pas à faire le Shock-and-Kill, alors que les ICCARREs, en mode avancé, le font tous les jours toutes les semaines. Bah...Oui... Réfléchissez un peu.
- Dolutegravir devrait permettre de faire des choses en plus (Dommage qu'il soit incompatible avec NVP ou EFV... Dommage...): pour certains patients/virus, c'est un Absolutegravir. Donc...

En route vers la rémission


A moins de rester, transis d’effroi, dans un bien inconfortable traitement trop lourd, trop quotidien et surtout trop inutile, dès lors que vous entreprenez le 6/7, vous avez mis le petit doigt. Ce qui peut vous arrêter:

- vous n'osez pas explorer plus avant
- le 1/7 vous convient, vous arrêtez là
- le virus refait surface

Ce n'est qu'une question de temps qu'un petit groupe de personne tente l'aventure, avec, alors, un seul obstacle: la remonté du virus. Il faut aussi mettre au point la technique qui affaiblira le réservoir et ou le virus. La Quadri de Leibo est un candidat. Ce n'est pas assez, il faudrait disposer d'autres 'bombes'. On s'y emploie. On a toute une vie devant nous!

Dans l'actualité


Vers un combiné DTG+RPV (Juluca®): Efficacité, innocuité et tolérabilité du dolutégravir-rilpivirine pour le maintien de la suppression virologique chez les adultes infectés par le VIH-1: études de phase 3, de randomisation, de non-infériorité SWORD-1 et SWORD-2

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97% des patients en surmédication, 22 millions sans traitements... Arrêtons ce scandale!



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