Rechercher dans ce blog et pages liées

2016/10/22

Quatuor et Stratégie


Quatuor et Stratégie #1


Selon notre suggestion: il va voir de Truchis, se dit déçu...

Excellente démarche! Il existe enfin des médecins allègeurs:
http://charles-edouard-ma-liberte.blogspot.fr/p/medecins-allegeurs.html
Le 7/7 en trithérapie, suivi d'un 4/7, en trithérapie a des avantages: il est parfaitement maitrisé par Garches (de Truchis) et repose sur une science solide: 0 échecs intrinsèques sur 190 patients! Elle ouvre sur le 1/7: la prise hebdomadaire, qui est géniale sur le plan psychologique.
La Mono de Tivicay ®, pratiquée comme le font certains en 4/7 est un compromis attrayant.
De Truchis te propose une voie où il excelle: Il n'y a pas à être déçu... Si tu veux être déçu, pour de vrai, tu vas chez Molina ! Là, tu vas être servi!

Pour la mono de Tivicay: Katlama (Salpêtrière, Paris), Hocqueloux (Orléans), Lafeuillade (Toulon)


Quatuor ? Pourquoi donc?


L'ANRS nourrit la main pharmaco-industrielle au détriment des patients.
Leibowitch est un opposant déclaré de l'ANRS dès sa création: pourquoi voulez-vous donc que l'ANRS lui fasse un lit de roses ? Ces bisbilles parisiennes sont au détriment des patients!
De grâce, arrêtez!

L'ennemi, vaincu par ICCARRE, revient par la fenêtre: Pour l'ANRS, il convient de limiter de l'effet de souffle qui donne à ICCARRE une victoire de classe atomique.

Un essai est un test d'hypothèse: on surveille les modalités et les conditions d'inclusion. L'hypothèse testée dans ANRS-4D est: Leibowitch a-t-il menti? La réponse c'est non! Donc les résultats d'ICCARRE-2 (94 patients) et ANRS-4D (96 patients légitimes) peuvent être agrégées: 190 patients

Quelle est donc l'hypothèse testée dans Quatuor ?


Au moment où l'ANRS annonce Quatuor, elle voit dans ANRS-4D un essai à 4 échecs. Ces échecs étaient des menteries, on s'en est rendu compte plus tard. 4 échecs qui ne peuvent rien apprendre sur d’éventuels critères d'inclusion (toujours la néfaste influence de la Rouzioux-des-Critères), d'autant que ce sont des 'échecs' sans autre cause que la couardise et la toxicité (qu'on cherche justement à réduire...). 4 pseudo-échecs seulement, comment en faire une analyse? Il en faut plus... Combien ? Bien... 25 ... 25 divisé par 4 % on tombe sur 625.

Vous n'aviez pas trouvé la taille de cet essai : 640 patients, un peu inhabituelle ? 640 ? Pourquoi pas 600 ou 800, non 640...

Donc 640 ... Soit l'arrondi de 25 divisé par le taux d'échecs (qui sont des pseudo-échecs, rappelons-le)

S'il n'y avait eu que 3 échecs (c'est à dire si le virologue-saboteur avait été exclu), l'essai aurait été de 840... La taille de l'essai dépend du taux d'échec présumé (par l'ANRS, ici mal inspirée par les anti-ICCARRE). Ce taux d’échec (qui fut révisé à la baisse) a beaucoup énervé: les anti-ICCARRE anticipaient 5 ou 10.
Ils sont refaits... Donc on refait...

Le taux d'échec intrinsèque est de 0 sur les 96 'vrais' participants de l'ANRS-4D, donc, les 94 de Garches sont valides: 190 patients, 0 échecs: 0 sur 190. Quatuor ce n'est que 3 fois ICCARRE+ANRS-4D. ZERO était le taux observé, peut-être un peu chanceux... Un peu de hasard favorable.

Dans le test d'hypothèse, on teste la négation de ce qui serait favorable (NULL hypothesis), d'où l'inversion dans l'expression: on invalide la négative (je sais... Ce n'est pas simple...)

L'hypothèse principale testée est: le faible taux d'échec dans ANRS-4D est dû au hasard.
Une hypothèse secondaire testée: les INIs ne conviennent pas au 4/7.

Qu'on veuille s'assurer du vrai taux (1 ou 2 %?), soit ... Mais alors qu'on regarde le VRAI taux d’échecs intrinsèques, et qu'on mette fin à la triche et aux magouilles. D'autant que tester une double hypothèse, c'est délicat.

Un des objectifs proclamés est d'ouvrir la procédure au plus grand nombre de patients possible. Bien sûr, on n'en croit pas un mot: l'objectif inavoué est de retarder, limiter l'impact d'ICCARRE.

Comparons, en différentiel les conditions d'inclusion


Comparons, en différentiel les conditions d'inclusion ICCARRE, d'ANRS-4D et Quatuor
ConditionsICCARREANRS-4DQuatuor
CD4 à l'inclusion> 200 > 250 > x (CD4-Quatuor)
adhérence parfaitepré-requisdemandée
(control par dosage)
Quatuor ?
réservoir (ADN proviral)non exigénon exigé?
Nadir (CD4) non exigénon exigé?
Ratio CD4/CD8 non exigénon exigé?
grossesse ? A éviter ?
durée sous molécules en cours > 6 mois 4 mois ?
Névirapine éligible ? Oui Non ?
Issentress eligible ? Oui Non ?
Stribild éligible ? non dispo. Non ?
Triumeq (ou T&T) eligible ? non dispo. non dispo. ?
Bithérapie de Tivicay éligible ? non dispo. non dispo. ?
Monothérapie de Tivicay éligible ? non dispo. non dispo. ?
Eclipse (Temps au rebond)non publié non ?


Dans un prochain billet, nous aborderons d'autres aspects:
- Évitez la triche
- Inclure le maximum de thérapies
- Éviter de déplacer les curseurs
- Oser la transparence
- Le problème de l'inclusion Premium: observation de l'Eclipse

D'ici là: compatissez! Des millions de patients en sur médication inutile, quand des millions n'y ont pas accès, au prix d'un million de mort chaque année!



2016/10/15

Pauvre Québécois

Au Québec: Stribild ® et le Cheval de Troie



Un patient de la Clinique Médicale l'Actuel, planté par Stribild ®


Un cas reporté par le si sympathique Dr Réjean Thomas:
Development of a G118R mutation in HIV-1 integrase following a switch to Dolutegravir monotherapy...

A Montréal, une nouvelle victime du Talon d'Achille:

Pauvre patient... HLA-*5701 positif a pu l'aider à être asymptomatique si longtemps. Pourquoi entrer dans le traitement sur la base d'une seule lecture de CD4 < 350 ? Ah ... Oui... Les nouvelles recommandations US, avec, en premier choix, en haut du top 50 (frelaté), Stribild ®. Pourquoi se lancer si tôt dans la mono-thérapie de Tivicay®, alors qu'une Bithérapie Tivicay® + Lamivudine aurait pu faire un pallier raisonnable ? Admirez comme la 'clinique' (Dr Thomas ?), se défausse sur le patient? Il aurait appris qu'on fait la mono de Tivicay ® ? Où donc? Sur internet, probablement. Oh... le vilain!... Et il est à l'initiative, malgré les admonestations du médecin ... Oui... Mais sans l'ordonnance, le patient ne peut rien...

Dans la discussion les auteurs relèvent:

La science, la mise en évidence du Talon d'Achille Cheval de Troie, n'a eu lieu qu'en Oct. 2015, et, rares, bien rares, bien trop rares, ceux qui ont relayé la découverte faite à Paris. Le mal est fait, et la pilule est amère... Et aussi pour le médecin qui est le prescripteur, ne l'oublions pas. Stribild ® une nouvelle fois mis en cause ... Pauvre Québec... Ses biologistes de course ont été les premiers à mettre le doigt sur la mono de Tivicay®...
Pas de chance, le rouleau compresseur marketing de leurs voisins du Sud avaient déjà réussi à positionner le Cheval de Troie Stribild® en meilleur choix, sans le moindre recul. En définitive le voici sous IP. Triple peine...

Vous avez lu ici, et nul part ailleurs, le Talon d'Achille, la Mono de Tivicay en attaque, l'extraordinaire réussite de ANRS-4D, la recommandation négative de la HAS pour Genvoya ®, le patient de Montréal (encore un inédit...), alors vous commencez à voir le tableau. Ça y est, vous pensez avoir tout compris !

Pas si vite, Papillon! Tu ne connais pas encore le patient de Munich, DoluMono, Domono (fin octobre!), le bonhomme de neige qui fond, les suicidés de START... J'en ai sous le coude! Et du meilleur!

Le Talon d'Achille Cheval de Troie a été largement discuté ici, en français. Il a été présenté par C. Katlama à EACS-2015, puis publié en Juin 2016, en anglais. Nos fidèles lecteurs francophones avaient donc un peu d'avance...

Allez... Hop! (dirait Achille) Bon week-end et bonne bourre!

2016/10/01

La HAS torpille Genvoya(tm)

La HAS envoie Genvoya(tm) par le fond


D'un patient qui a mal manoeuvré:

Quel parcours! Tu as grillé presque toutes tes options thérapeutiques du seul fait de la toxicité que toi et toi seul a laissé s'installer... Bravo!
Hormis la phase initiale, ta nouvelle combo a un taux d'abandon vraiment très faible. Celle-là perdure, au grand dam des marchands de nouveauté. La proposition de Genvoya n'aura alors aucun intérêt.

S'il le patient a un médecin échaudé et proactif: la 'promesse' d'allègement qu'on a faite pour inciter le patient à entrer tôt dans le traitement, sera tenue. Si le médecin est de type réactif (allègement uniquement si contraint et forcé) la promesse d'hier sera bien vite escamotée.
Pensez à questionner sur la suite avant de mettre le doigt dans l'engrenage


Dans les quelques premières années de sa commercialisation, personne n'avait vu la toxicité de TDF (qui est dans Truvada). Personne. Personne: ni les essais de phase 3 ni le suivi systématique fait par le groupe D:A:D:S. Et ça, tout le monde l'a oublié.

Griller une option pour cause de résistance ou pour cause de toxicité, c'est kif.

Si le médecin est échaudé et proactif; la 'promesse' d'allègement faite pour inciter le patient à entrer tôt dans le traitement, sera tenue. Si le médecin est de type réactif (allègement uniquement si contraint et forcé) la promesse d'hier sera bien vite escamotée.

Tu veux prendre une seconde opinion (dans une optique allègement): c'est une attitude proactive.
Et, si tu vas vers un médecin réactif, à l'identique de ton médecin actuel, tu es refait.
Et tu ne peux pas le savoir à l'avance: les médecins de mettent pas leur 'profil' sur leur plaque


La HAS torpille Genvoya®


L'avis de la HAS sur Stribild® détonnait déjà; elle positionne Stribild en deuxième intention.

Elle note en effet: [...] la faible barrière génétique de résistance de l’Elvitégravir et de l’absence de démonstration de supériorité en termes d’efficacité par rapport aux autres INI disponibles (Dolutégravir, Raltégravir), et de la nécessité d'y adjoindre un potentialisateur pharmacocinétique, le Cobicistat, [...]

Genvoya® c'est Stribild® où l'on a substitué le TDF par du TAF. Voici une annonce dans Pharmaceutiques qui introduit bien l'affaire: Il s'agit cette fois d'une innovation incrémentale, à laquelle la Commission de la transparence de la HAS n'a d'ailleurs reconnu aucune amélioration du service médical rendu (même si le SMR est important)

Les 2 documents de référence sont:
COMMISSION DE LA TRANSPARENCE, Avis 2 mars 2016 et SYNTHÈSE D’AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE; l'accès général se fait ici.

Concernant Genvoya®, elle précise: Lorsqu’une stratégie de traitement avec inhibiteur d’intégrase est envisagée, c’est une option thérapeutique de deuxième intention.

En clair: vous êtes sous Atripla ®, et votre médecin vous propose Genvoya®. Si vous voulez suivre l'avis de la HAS (ou plus simplement si vous voulez éviter Genvoya® et son obligation de repas) : il vous suffit de présenter l'avis au médecin. Le médecin envisage-t-il une stratégie de traitement avec inhibiteur d’intégrase? A l’évidence, oui. Peut-il proposer Genvoya®? Eh bien, Non ! Il doit essayer d'abord les alternatives: Raltegravir (Isentress ®) ou Dolutegravir (Tivicay ® ou Triumeq ®)

Si on suit l'avis de la HAS (mai 2016) Genvoya ® ne doit être considéré que pour remplacer Stribild ® ou Isentress ®. La HAS décommande l'usage de Genvoya® hors de ce contexte de continuité historique.

Pour suivre la HAS, Genvoya ® ne devrait jamais être votre premier traitement, ni même, dans la vaste majorité des cas, votre second. Au plus tôt, ce sera votre troisième...
Pour une relégation, c'est une relégation !...

Et ça personne n'en parle...

La HAS: schizophrène et obséquieuse


Après avoir ainsi torpillé Genvoya®, elle va se livrer à un exercice d'une bassesse inouïe.
Alors qu'elle vient de disqualifier pour manque d'amélioration de service rendu (faible preuve de la réduction de toxicité du TAF), la voici qu'elle enjoint le fabricant à mettre sur le marché la substitution de TDF par TAF dans les autres produits. Ça qui n'a rien à voir avec Genvoya®, mais elle le mets, là, dans l'avis sur Genvoya ®: message reçu ou coup d'épée dans l'eau?

La France, devenue un nain pharmaceutique, contrainte à la supplication.
Comme si les américains allaient renvoyer l'ascenseur qu'on vient d'envoyer au dernier sous-sol!


Genvoya ® la HAS a vu juste: le piège vous est tendu


la HAS a eu le nez creux: dans un prochain billet, je raconte comment un médecin Québécois a 'planté' un patient. Pour lui, la pilule est amère: s'il nous avait lu, il aurait réfléchi à 2 fois.
Cette affaire illustre un scandale en train de se mettre en place: c'est du même ordre de grandeur que le scandale du sang contaminé: le problème est connu, mais l'alerte n'est pas sonnée.

Par définition, le piège est dissimulé: il suffit d'en révéler le mécanisme pour vous glacer d'effroi. A suivre...

Cocasse: le coming-out Seroneg


Dans la série les Séronegatifs expliquent la vie aux Séropos, lu sur le Web, et à méditer:
Petite histoire au sujet des associations 'sida' : Un responsable lors d'une 'conférence' dans les locaux de AIDES explique a une vingtaine de séropositifs la façon d'aborder la vie ... Je lui demande si il est séropositif ce à quoi il répond qu'il préférait garder la réponse pour lui ! ... J'ai quitté la salle en répondant qu'annoncer sa séropositivité pouvait être un problème auquel se rajoute celui d'annoncer sa séronégativité !


Allez! Bon week-End et bonne bourre!